Les conséquences de la nouveauté

Quand son monde prend des allures d’étrange, de jamais vu, de nouveaux horizons inexplorés et de contrées à découvrir, les émotions peuvent se bousculer. Émerveillement, curiosité, joie face aux nouvelles perspectives ; inquiétude, préoccupation, doute, peur face à l’inconnu ; tristesse, chagrin, deuil devant les séparations à venir et les vieux schémas à laisser derrière soi.

Ce joli capharnaüm a alors tendance à fatiguer, faire douter, décourager quelquefois mais aussi à stimuler, catalyser tous ces changements et aider à la négociation de ce tournant parfois abrupte.

Un projet, quel qu’il soit, quand il puise sa source au plus profond de notre être, dans nos tripes, dans les fondations mêmes de notre créativité, va naturellement nous amener à vivre des remous. Tantôt, la vague induira un état d’excitation intense accompagnée de la joie enfantine de se laisser arroser et emporter par elle dans le confort de sa sécurité connue, tantôt la vague prend des allures de tsunami, nous fait douter de nos assises et on prend peur de se noyer à travers elle. On prend parfois la tasse et la respiration se fait alors plus compliquée. Tout ce qui était naturel se complexifie, tout ce qui était habituel demande à être réévalué, remis à jour.

Et entre les deux, des périodes de calme se font jour. La encore, ces accalmies génèrent soit de la sérénité, moment où l’on peut généralement apprécié le fruit de ses efforts et du chemin déjà parcouru, quand bien même nous n’en sommes qu’à une étape parmi d’autres ; soit des préoccupations soucieuses quant au futur et au devenir de ce projet qui ne semble plus avancer.

La vie place sur notre route des obstacles bien visibles comme les blocages et les difficultés à dépasser en les enjambant mais elle y installe aussi des épreuves plus subtiles d’endurance. Ce genre de marathon où on ne sait plus vraiment pourquoi on court ni même vers où on court, mais où il faut tout de même continuer à courir en suivant le chemin défini pour soi.

Tout projet, d’autant plus s’il nous sort de notre zone de confort et de ce que l’on connaît habituellement, va nous plonger dans ces affres de haut et de bas, plus ou moins fréquemment.

Il est alors important de se constituer sa propre boite à régulation. Selon ce qui nous parlera, nous pourrons puiser dans des ressources diverses et variées pour retrouver nos assises, rappeler à nous des moments de quiétudes entre deux vagues, accepter les remous plus tumultueux, embrasser les moments d’attente passive et d’incertitude, incarner les périodes de poursuite en aveugle tout comme celles de mise en action éclairée et où tout semble s’aligner parfaitement !

Ça peut aller de la méditation à la pratique sportive en passant par le fait de prendre des congés pour changer d’air ! Ça peut aussi être se plonger dans une activité plaisante, artistique ou non, ou encore se poser sérieusement pour organiser un plan d’action à la mesure des informations dont vous disposez à ce moment là. Ça peut-être décider des prochaines étapes à réaliser, de votre routine à mettre en place, des prochaines personnes à contacter pour vous aider à poursuivre votre objectif. Ça peut également être prendre un temps de rêve éveillé pour visualiser votre projet, soit dans les différentes étapes de sa réalisation soit dans sa réalisation complète et déjà advenue.

Ces exercices vous aideront à vous recentrer sur ce qui compte vraiment, sur l’essence du projet, sur vos motivations profondes et éviteront au maximum de disperser vos énergies au risque de ne plus en avoir assez pour concrétiser ce qui compte en réalité vraiment pour vous.

Cet article a 1 commentaire

  1. Caroline

    Votre article arrive au bon moment pour moi! M’aide a y voir plus clair en dégageant mes solutions. Merci pour votre éclairage. Au plaisir de vous lire.

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