Construire son avenir

Quand il s’agit de regarder plus loin que le bout de son nez, de prévoir son avenir, de visualiser ses aspirations pour que peut-être un jour, celles-ci se réalisent et ne restent pas uniquement de nature chimériques jusqu’à ce qu’on se rende compte que le temps à passer et qu’il nous manque aujourd’hui, ce temps, pour opérer un changement ; face à ce défi pouvant paraître insurmontable ; nous pouvons nous sentir parfois bien démunis.

La première étape est bien évidemment de définir ces fameuses aspirations profondes et éventuellement en décortiquer les motivations sous-jacentes pour s’assurer qu’elles correspondent bien à nos valeurs et que l’adéquation réalisation/mode de vie soit satisfaisante. Il va s’en dire que cette adéquation est propre à chacun puisque nous n’avons pas tous les mêmes systèmes de valeurs et qu’il n’y a donc pas forcément de jugement à porter là dessus, mais simplement de travailler son ouverture d’esprit et pourquoi pas, ses capacités de tolérance pour comprendre et aussi accepter, plus que tolérer, les différences de paradigme de l’autre.

Une fois cela définit, la vie va nous demander de nous y accrocher dur comme fer car n’étant pas un long fleuve tranquille, on y trouvera des embûches, des détours, des délais imprévus voire des retards mais aussi des voies d’accélération, des alignements insoupçonnés aux allures magiques qui ne sont pas nécessairement plus simples à accueillir, accepter et intégrer au quotidien.

Il va donc falloir que nous portions nos désirs comme un étendard, que nous nous en servions comme cheval de bataille pour affirmer ces énergies de conquête aux yeux de tous et en faire une ambition idéaliste ou que nous nous en servions comme boussole interne pour ne pas se perdre dans les méandres d’un psychisme tortueux se confrontant à un monde mystérieux.

Tous les procédés peuvent être bons, du moment qu’ils vous parlent et que la méthode agisse dans l’intérêt de votre réalisation sans pour autant entamer la liberté de l’autre.

Pas besoin d’écraser l’autre de votre idéalisme s’il n’est pas partagé ! Pas besoin de se taire systématiquement si l’autre n’a pas l’intention de vous fustiger ! Laissez vous donc un peu vivre selon vos propres vibrations et choisissez vos interlocuteurs de manière éclairée.

Il sera aussi bon de trancher là où la réalité le requerra, que ce soit au stade du désir en tant que tel ou de son affirmation.

Un réajustement de la manifestation de ce désir devra parfois s’opérer, au risque de se borner à réaliser l’irréalisable et de tourner dans un cercle de déception, de frustration et d’impuissance.

A d’autres moments, ce sera dans la méthode de portage du désir qu’il sera bon de choisir avec délicatesse et lucidité.

Miser sur une extraversion extrême dans un entourage peu soutenant et/ou peu bienveillant ne paraît pas, pour des raisons évidentes, une bonne option pour soutenir le dit désir et encore moins sa concrétisation. Exception faite à un choix précautionneux et en conscience des personnes à même de nous accueillir là dedans. Il ne s’agit donc pas de se tourner exclusivement vers des personnes aveuglément validantes mais bien vers des personnes soutenantes du simple processus de réalisation et, nec plus ultra, qui portent un regard bienveillant et constructif. Les observations ne sont pas fuient comme la peste mais bien recherchées chez des gens capables de les formuler sans qu’elles ne prennent des allures de jugement catégorique voire de remarques acerbes plus ou moins agressives.

De Sarah Babineau

A contrario, miser sur une gestation tout en discrétion ne sera pas non plus des plus pertinentes si les raisons sous-jacentes de cette stratégie viennent uniquement parler de peur de l’échec, d’angoisse de discréditation ou encore de syndrome de l’imposteur. Paradoxalement, la tentative initiale de protection pourra rapidement se retourner contre soi puisque empêchant l’expérience de se réclamer légitime et, osons le dire, capable de ses propres richesses intérieures qu’elles soient créatives, intellectuelles, matérielles, techniques, etc.

Puis vient ce moment où il s’agit bien de regarder loin devant, de se projeter dans le futur, futur pourtant bien vaporeux quand on pense à tous les facteurs peu saisissables et encore moins manipulables pour que tout rentre dans nos prévisions naïves et innocentes.

Malgré tout, sans prévisions, on navigue à vue et les chances de viser juste sont bien plus périlleuses, bien que certains ne jurent que par cette méthode. Encore une fois, je ne pense pas qu’il y ait d’étiquettes morales à apposer là dessus. Sachant que la méthode de flou artistique est en grande majorité instinctive et très personnelle ; je m’attacherais ici sur la méthode plus cadrée, structurée, concrète.

L’idée étant d’avoir des piliers qui définissent les fondations de ce processus et qui nous guident vers la réalisation de nos aspirations. On peut alors utiliser tous les piliers ou une poignée selon les circonstances et nos besoins personnels du moment.

Savoir qu’ils existent, qu’ils sont disponibles et réellement accessibles est parfois suffisant en tant que tel. La possibilité réduit la nécessité. La réassurance qui en découle diminue naturellement le sentiment d’urgence, voire d’impuissance, quand bien même rien ne s’est encore vraiment transformé ! Voici la beauté et aussi la force du psychisme : trouver de la force tangible dans la pure abstraction hypothétique.

Ces piliers pourront être de différentes natures :

  • un plan d’action en plusieurs étapes pour accompagner les marches de progression.
  • une visualisation précise du résultat attendu pour maintenir vivace le fil directeur.
  • De Cristian Ungureanu

    une conscience claire et précise des besoins sous jacents à cette réalisation : besoins de compétences personnelles, besoin d’un type d’environnement particulier, besoin de matériels spécifiques, besoin de développement personnel et de maturité singulière, besoin de soutien technique et/ou humain, besoin de collaboration, besoin de temps de repos, de décantation, de déconnexion, etc.

  • une connaissance lucide de son réseau de partenariats possibles et d’associations judicieuses (professionnelles, amicales, sentimentales, sociales selon les aspirations à concrétiser) pour faire fructifier son projet, voire l’amener à un niveau supérieure de réalisation dans le principe qu’on va peut-être plus vite seul mais qu’on peut aussi aller plus loin ensemble.

Ces piliers seront décorés de manière singulière selon votre personnalité, votre situation individuelle, votre vision du monde aussi et bien évidemment, la nature de vos aspirations et volonté de réalisation.

Ce chemin, pour qu’il soit mené jusqu’au bout, sans y perdre trop de plumes, de bons amis ou de précieuses parts de soi, va demander beaucoup de maitrise de soi-même. Pas d’inhibition ou de contention mais bien de maitrise. On parle alors ici de prise de responsabilité envers sa propre destinée, ses propres actes, ses propres choix.

Savoir se questionner dans une optique d’introspection honnête, éclairée et constructive est un des fondements de l’évolution, quand bien même vous considérez vos projets bien éloignés des considérations psychiques sinueuses et opaques au premier abord.

Il ne vous reste plus qu’à jouer au lego, au puzzle ou à tout autre jeu de construction avec tous ces différents piliers pour assembler, (ré)agencer, (re)modeler l’architecture de votre vie rêvée, celle qui vous emmène vivre au plus près de vos aspirations les plus profondes. Avec ces quelques repères, l’intuition peut alors circuler avec encore plus de liberté et de fluidité car dirigée vers un objectif visible et défini dans les plus grandes largeurs.

Osez vous l’avouer, osez vous lancer, osez tomber et vous relever, osez bifurquer de temps en temps, osez briller et réussir, osez exister !

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