L’art de la composition

86HFacile à vivre ? La bonne poire ? Compliante ? Voire docile ?

Vous maitrisez donc l’art de la composition. Le hic, c’est que vous composer souvent avec les demandes, contraintes et exigences des autres et bien peu avec les vôtres !

Parfois sans s’en rendre compte, nous nous plions à ce qui convient à l’autre et nous nous persuadons que cela nous convient aussi. FAUX !

Pourquoi une telle attitude ? Pourquoi ne pas nous respecter dans nos choix, nos besoins, nos envies, nos coups de gueule. Pourquoi ne pas dire à l’autre que nous ne sommes pas d’accord, que nous voulons et allons faire différemment ?

Question difficile ? Pas tellement…

Ne pas exprimer notre vision des choses nous permet de ne pas contrarier l’autre, de ne pas rentrer dans ce que l’on craint être un conflit alors qu’il ne s’agit que d’une discussion, d’un cheminement pour trouver un compromis.

Ne pas parler permet de « se faire bien voir« , se faire apprécier et (vous me voyez venir de loin !) se faire aimer. Sauf que :

– l’autre ne nous aime pas pour ce que nous sommes mais pour ce que nous faisons pour lui (écoute, service, sacrifice, etc.).

– nous sommes dans ce fonctionnement bien souvent par crainte que l’autre s’en aille… tout simplement. La peur de la rupture du lien, la peur de se retrouver seul, la peur (et vous me voyez aussi venir de loin !!) de ne pas être aimé « juste » pour ce que nous sommes.

Se cache parfois derrière cette crainte d’autres peurs comme la peur des représailles (« si je ne fais pas comme il veut, je suis en danger ») auquel cas il y a de fortes chances pour que notre histoire soit liée à un climat de violence où l’agressivité est mal contenue (notez bien que je ne dis pas inexistante !) ou encore la peur d’être abandonné où on retrouve souvent des antécédents de séparations mal vécues dans le passé (y compris très précocement).

Cerise sur le gâteau : Un brillant nappage de culpabilité vient enrober le tout rendant parfois hermétique le noeud sous-jacent (à savoir cette peur qui vous tient au ventre et dont ce doux nappage se chargera d’en augmenter l’aigreur).

Il ne vous reste qu’une solution : Vous délectez de ce gâteau empoisonné, le manger, le traiter, l’incorporer pour que le travail de digestion se poursuive et qu’enfin, vous puissiez vous en séparer une bonne fois pour toute.

Parfois, un bon coup de fourchette (du côté pointu) peut aider (ou être aidé). Mettre en branle ce processus peut s’avérer percutant, déstabilisant et en même temps excitant, jouissif. Ce ne sera pas la dégustation du mont blanc chez Angélina mais croyez moi, ce gâteau là ne restera pas sur vos hanches !

2 Commentaires

  1. carolinelamalouine

    Merci pour cet article qui nous rappelle (ou nous fait découvrir…) que l’affirmation de soi n’est pas toujours un long fleuve tranquille et qu’il peut être utile de nous faire aider par un psy pour trouver notre chemin.

    Il faut bien commencer par découvrir et comprendre notre mode de fonctionnement pour être en mesure de respecter notre propre personnalité, pour être capable de nous aimer et nous faire accepter tel que nous sommes sans artifices ni compromis. Pour savoir dire oui ou non en toute sérénité, sans blesser l’autre et en toute bienveillance vis à vis de nous même.
    Ce cheminement passionnant n’est pas un long fleuve tranquille mais au bout du voyage on est capable de composer sans s’oublier 😉 et… de vivre plus heureux!

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  2. Cécile

    Un article simple et efficace qui expose bien les peurs liées, de près ou de loin, à l’affirmation de soi… et qui met, en conséquence, en lumière ce travail sur soi qu’il convient de faire si l’on veut être serein et en phase avec ce que l’on est profondément. Une des clefs du bien-être donc.

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