Différent mais pas OVNI …

différence oeuf en orLa douleur de ne pas être comme les autres peut prendre plusieurs formes. La douleur de se rendre compte que l’on est moins capable que les autres, que l’on est porteur d’une maladie, que l’on est « bizarre » mais aussi que l’on est plus sain que les autres, que l’on est plus capable que les autres, que l’on peut dépasser l’autre dans certains domaines.

Quand la comparaison à l’autre a toujours eu lieu et qu’une forme d’inhibition s’est installée pour « paraître » comme l’autre, la découverte de son essence et de sa puissance peut faire mal. Tout un chacun recherche une certaine proximité avec l’autre qui, lors de ce constat, paraît moins possible. La distance entre soi et l’autre, souvent déjà présente mais non porteur de sens, se ressent davantage et surtout prend sens. L’adage « l’élève qui dépasse le maître » est souvent porteur de double sens. D’un côté, la compétence et le potentiel de l’élève est félicité mais le sous entendu est aussi que cela est peu, voire pas accepté. Le maître peut se vexer, par orgueil. C’est l’ego qui parle. L’élève, en recherche de reconnaissance et d’amour se voit remercié par un sentiment d’humiliation par empathie, sans toujours comprendre que ce ressenti vient de l’autre. Il prend donc pour argent comptant cette sensation qui le mène à croire que c’est de sa faute, c’est sa responsabilité si le maître ne réagit pas de la bonne manière ! Être bon n’est donc pas toujours intéressant…

Le maître peut aussi être représenté par les proches. L’enfant (ou l’enfant devenu adulte), qui dépasse les capacités de ses proches, aura des difficultés d’acceptation en miroir aux difficultés d’acceptation des autres de ses propres capacités.

main_dans_la_main_001Un travail d’acceptation, souvent réalisé dans l’ombre pour ne pas être dévoilé et s’exposer aux critiques et/ou préjugés, devra être fait pour que le potentiel ne soit pas gâché, gaspillé mais plutôt exploité et développé. C’est cette voie qui permettra aux étincelles d’arriver et de mener à un épanouissement confortable.

Accepter, c’est aussi l’assumer. Et l’assumer ne veut pas forcément dire le revendiquer mais plutôt l’incarner par ses actes et sa posture. C’est s’aimer comme on est et ne pas avoir peur de se montrer comme tel à l’autre. C’est oser être soi, pleinement et authentiquement. Avec son potentiel mais aussi ses faiblesses et ses lacunes que l’autre pourra peut être venir combler d’ailleurs. Chacun a ses forces et fragilités, nous pouvons cohabiter sans se marcher dessus mais en se complétant. C’est ce que je vous souhaite, qui que vous soyez.

1 Commentaire

  1. caroline

    Bonjour,

    J’apprécie que vos parutions, toujours très intéressantes et qui amènent à la réflexion, soit plus fréquentes.
    Merci pour vos articles « de fond ».

    Au plaisir de vous lire,

    Caroline

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