Diagnostic : à prendre ou à laisser ?

La question du diagnostic me laisse parfois perplexe. Nommer les choses en posant des noms à chaque trouble semble parfois nécessaire, parfois évident et parfois enfermant.

Vous l’aurez compris, je ne suis pas à l’aise avec les étiquettes. En revanche, je suis plus à l’aise avec une autre vision des choses.

etiquette pareil autre sens

Un trouble particulier pourra se lire d’une certaine façon en psychanalyse, en TCC, en gestalt, en psychiatrie, en neuropsychologie, en psychologie du développement…

Et si l’un n’excluait pas l’autre ?

Et si chacun avait sa fonction, son utilité ?

Pourquoi se contenter d’une grille de lecture quand on en a autant à notre disposition ?

Cela permet de redonner de la marge de manœuvre à la personne concernée. Ces étiquettes lui permettent à un moment T de se situer, d’acquérir des connaissances par rapport à son fonctionnement mais ça ne l’identifie pas comme une entité catégorielle unique.

Mais s’il reste collé à cette étiquette, il se verra rapidement frustré, sans grand espoir de pouvoir avancer comme il le souhaite sous prétexte que « ça ne colle pas avec son fonctionnement défini par l’étiquette en question ». Quel carcan…

Comme l’abeille qui butine une fleur et s’en va vers une autre quand la première ne lui offre plus ce dont elle a besoin, soyons opportuniste ! Cela n’est en rien une preuve d’égocentrisme mais de sagesse. Ne restons pas bloqués sur cette fleur qui ne nous apporte plus rien. . Nous avons besoin de nous nourrir, physiquement et intellectuellement, créativement et affectivement. Allons donc chercher cela sur la fleur qui nous l’apportera.

Bien évidemment, « c’est plus facile à dire qu’à faire ». Je connais ce refrain !

Nous restons souvent coincés au même endroit par peur :

  • Peur de ne pas savoir trouver un autre endroit qui nous conviendrait
  • Peur de faire mal, de ne pas y arriver
  • Peur de quitter cet endroit que nous connaissons bien, de quitter notre zone de confort
  • Peur de perdre ce que nous avons déjà (alors même que ce quelque chose est parfois déjà parti sans que l’on s’en rende compte, on ne fait qu’entretenir sa mémoire pour ne pas le laisser partir)
  • Peur d’être seul …

etiquette différentFaire face à ces peurs n’est pas évident et définitivement pas confortable.

Il est hautement recommandé d’être accompagné sur ce chemin par une personne de confiance qui puisse vous montrer et vous faire ressentir que non, vous n’êtes pas seul.

Dans tous les cas, vous n’êtes pas seul ici puisque je suis là avec vous. Je partage cela avec vous et en vous connectant avec mes paroles et nos ressentis peut être communs, nous ne sommes déjà plus seul.

Soyons conscient de la présence de l’autre, ressourçons nous auprès de ce que l’autre peut nous apporter et laissons le reste. Chacun trouvera son bonheur le temps voulu.

Et surtout, surtout, ne nous arrêtons pas aux étiquettes …

163H

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